Le syndrome de l’imposteur

visage qui se dédouble avec un effet flou représentant le syndrome de l'imposteur

Définition

Le syndrome de l’imposteur, aussi appelé syndrome de l’autodidacte, se caractérise par une remise en question de nos accomplissements. Découvert à la fin des années 80 aux États-Unis, il génère chez celui qui en souffre un doute qui se manifeste par une modestie qui vire à l’extrême. Il engendre alors un certains mal-être et un rapport conflictuel ou ambigu avec la réussite. Cette notion a été introduite par Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes en 1978, deux psychologues cliniciennes. Pauline Rose Clance a ainsi donné son nom à l’échelle qui permet de mesurer la présence de ce syndrome chez un patient afin d’avoir un outil de diagnostic (l’échelle de Clance). Il est important de savoir que ce syndrome n’est pas une pathologie. Ce syndrome peut agir sur plusieurs aspects de la vie dont le domaine professionnel, la sphère familiale ou encore notre rapport à nous-même. Selon Futura Sciences, près de 70% de la population en fait l’objet au moins une fois dans sa vie. Plusieurs états caractérisent donc ce symptôme dont:

  • Le fait d’avoir une faible estime de soi et de ses capacités
  • Une dévalorisation ou une minimisation de sa personne, de son travail et de sa réussite
  • Le sentiment de devoir sa réussite au hasard
  • Etre persuadé de devoir sa réussite à la chance
  • Le fait de redouter l’échec
  • Le fait de se sentir en proie au doute constamment

Causes, origines et solutions

Le syndrome de l’imposteur peut traduire une mauvaise estime estime de soi et demanderait alors un travail intrinsèque sur la vision que l’on porte sur nous-même et nos capacités. Le regard que l’on porte sur nous-même influe sur la valeur que l’on s’accorde mais aussi sur la vision que l’on octroie à nos réalisations. Ainsi, il est important de savoir se valoriser et de reconnaître sa singularité et sa valeur propre. Si cette mauvaise estime de soi provient d’une comparaison, il peut alors s’agir d’un complexe d’infériorité. Dans ce cas, le travail doit être établi sur notre rapport aux autres et à la place que l’on donne à leur chemin de vie. La comparaison peut-être nocive si celle-ci n’est pas mobilisée pour se motiver, se challenger ou encourager et applaudir la réussite d’autrui. La réussite d’autrui ne déterminant pas nécessairement notre échec, il est primordial de savoir construire son propre parcours à son rythme en étant affranchi de toute comparaison nocive. C’est un processus qui peut parfois nécessiter une aide extérieure (qu’il s’agisse d’un thérapeute ou bien tout simplement d’un proche). Il peut s’agir d’un simple coaching jusqu’à une psychothérapie selon le professionnel mobilisé. Afin d’y pallier, il faut savoir identifier et valoriser nos accomplissements (aussi minimes soient-ils) afin de célébrer nos propres succès à hauteur de nos capacités.

En outre, ce syndrome peut provenir d’un complexe selon lequel on chercherait l’approbation ou la reconnaissance externe de manière constante dans nos projets. Ainsi, notre félicité et notre quiétude dépendraient par procuration des autres, de leurs propres goûts, leurs propres intérêts et donc potentiellement leur jalousie ou leur mauvaise volonté. En effet, si l’on est entouré de personnes qui n’encouragent ni ne reconnaissent notre réussite, le besoin d’approbation n’est pas assouvi et engendre alors un potentiel mal-être qui peut être la source d’un syndrome de l’imposteur. Il faut savoir s’engager dans des projets sans attendre une quelconque validation. Certes, les encouragements peuvent accroître notre motivation et valoriser le regard que l’on porte sur notre projet. Néanmoins, une approbation n’est pas nécessaire car nous avons tous des visions singulières et des avis qui nous sont propres. Ainsi, une idée qui serait perçue comme « mauvaise » par une personne ne l’est pas initialement pour vous. Il est nécessaire d’établir un travail d’affranchissement sur ces commentaires et tenter de se lancer pour expérimenter ses propres initiatives. Il faut ainsi vivre pour soi, presque qu’ « égoïstement ». Qu’importe que nos initiatives résultent sur un échec, une leçon en serait tirée et un apprentissage en découlera dans sa réalisation.

De surcroît, le syndrome pourrait se placer comme une stratégie de défense où la personne souffrant du syndrome de l’imposteur se dédouane de sa réussite.

Libérez-vous du syndrome de l'imposteur !
Cycle de l’imposteur selon Clance (https://etre-optimiste.fr/)

Et vous, que préconisez-vous afin de pallier au syndrome de l’imposteur?


| AND DON’T FORGET TO EMBRACE YOUR PERFECT IMPERFECTIONS |


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