Déprime ou Dépression: dissociation et différenciation

deux femmes s'enlaçant

Définitions et dissociation

Contrairement à la dépression dont les symptômes sont davantage durables, la déprime se caractérise par un état psychologique passager se manifestant par une baisse de moral et par une tristesse éphémère. Caractérisée par des états de fatigue, des idées noires, une diminution de la motivation ou bien en sentiment de tristesse, la déprime est naturelle et passagère, constituant une expérience humaine dite « normale » d’après l’INPES et le ministère de la santé.

La dépression, quant à elle, est une maladie influant sur la santé mentale et parfois même la santé physique du dépressif dont les caractéristiques sont davantage durables. Elle se caractérise par différents types de dépression:

  • Dépression clinique: « un trouble complexe de l’humeur dans lequel interviennent divers facteurs, notamment la prédisposition génétique, la personnalité, l’état de stress et la chimie du cerveau.« 1
  • Baby-blues: Traduit par de l’anxiété, des troubles du sommeil, des sautes d’humeur ou encore de l’irritabilité, le baby-blues concerne les femmes qui viennent d’accoucher et se manifeste dans les premiers jours suivants l’accouchement (d’où son autre appellation « syndrome du 3ème jour »). Contrairement à la dépression post-partum, le baby-blues à une cause physiologique résultat de la chute des hormones de grossesse.
  • Dépression post-partum: Pouvant découlée du baby-blues, elle lui reste distincte notamment en terme de durée car elle peut s’étaler sur plusieurs mois. Elle se manifeste la plupart du temps entre la 6ème semaine et les 12 mois qui suivent la naissance du bébé et est souvent causé par un sentiment de manque de soutien.
  • Dépression bipolaire: Aussi connue sous le nom de trouble maniaco-dépressive, elle se caractérise par un bouleversement émotionnel qui se manifeste par une alternance des phases d’humeurs allant de de l’euphorie (désignée par des phases dites « maniaques ») à des phases plus latentes traduisant une sorte d’ascenseur émotionnel. Elle s’oppose alors au modèle unipolaire où les phases de la dépression concernent un seul pôle.
  • Dépression saisonnière: Aussi appelé trouble actif saisonnier (TAF), la dépression saisonnière est liée à une baisse de lumière naturelle liée au changement de saison. Elle se caractérise par un sentiment de morosité, une baisse d’énergie, de la fatigue, de l’hypersensibilité, de la lassitude, … Afin d’être désigné comme telle, il faut que celle-ci soit récurrente sur la même période au moins 2 années de suite (survenant généralement en automne ou en hiver jusqu’au printemps environ).
  • Dépression réactionnelle: Elle survient sur à un facteur extérieur déclencheur et s’oppose à la dépression autonome qui ne paraît pas avoir de facteur déclencheur précis.
  • Dépression atypique: De nature « légère », elle se manifeste par une humeur hypersensible et fluctuante influant notamment sur l’alimentation et le sommeil. Elle peut être de nature bipolaire.
  • Dépression psychotique: Aussi appelée dépression délirante, elle se caractérise par des hallucinations et des idées délirantes. Le rapport à la réalité du dépressif est ici altéré et le malade est sujet à des épisode psychotiques d’ordre unipolaire comme bipolaire. Il peut par exemple s’agir d’hypochondrie convaincue. Sa forme atténuée est désignée par le terme dépression névrotique.
  • Dépression psychogène: Liée à des aspects psychologiques individuels préalables, elle s’oppose à la dépression endogène, supposée imputable à des facteurs biologiques (en l’absence de facteur psychologique déclenchant).2

Les symptômes

La dépression se caractérise alors par:

  • Un profond sentiment de tristesse intense et durable avec une humeur dépressive qui perdure presque toute la journée et se répète au fil des jours.
  • Une fatigue pesante et intense dont le repos (sommeil, sieste, …) ne facilite ni n’améliore l’état OU une altération du sommeil se manifestant par des insomnies, des hypersomnies, des paralysies du sommeil, …
  • Hypersensibilité
  • Une perte d’intérêt pour les activités du quotidien (vie professionnelles, hobbies, baisse de la libido, etc.)
  • Un sentiment de vacuité
  • Anxiété et stress: crises d’angoisse, …
  • Des TCA (troubles du comportement alimentaire): importante perte d’appétit, sensation de faim constante
  • De la dysphorie: palette d’émotions changeantes pouvant se manifester par des sautes d’humeur, des pulsions suicidaires ou des excès d’euphorie.
  • Une altération de la concentration et une sensation d' »overthinking » dont la répercussion se fera sentir même sur les tâches les plus insignifiantes du quotidien.
  • Un sentiment de surmenage et/ou de burn-out donnant l’impression d’être dépassé et accablé par ce qui nous arrive.

La dépression est sensible de toucher tout le monde, indépendamment de l’âge, les facteurs déclenchants de celle-ci étant d’origines très diverses. Elle ne traduit donc pas une faiblesse de celui ou celle qui la subit mais un réel état maladif. A savoir que la manifestation individuelle d’un de ces symptômes ne désigne pas forcément un état dépressif. Il est déconseillé de s’auto-diagnostiquer. « Un diagnostic peut être effectué par un psychiatre ou psychologue qui recueille l’état actuel du patient, sa vie personnelle et familiale, ainsi que ses symptômes actuels. L’objectif clinique général est de déterminer les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux qui peuvent déterminer l’humeur de l’individu.« 3

Contrairement aux idées-reçues, la dépression ne se caractérise pas forcément par un mal-être visible chez le dépressif mais peut se manifester par des silences, des éclats de rires ou un état « habituel » qui dissimulerait un profond mal-être. La dépression se doit aussi d’être dissociée de la folie, un trouble psychique distinct. Enfin, la dépression n’est pas un choix mais bien un état maladif résultat de facteurs déclencheurs (harcèlement, viol, complexe d’infériorité, deuil, attouchements et autres agressions physiques, déménagement, réorientation/reconversion professionnelle, solitude, manque de confiance en soi, …).

Chiffres et statistiques

Source: https://www.inserm.fr/
  • concerne plus de 3 millions de personnes en France selon Info-dépression.fr (statistiques datés de 2005)
  • concerne 15% à 2O% de la population française selon l’INSERM
  • D’après l’OMS, près de 800 000 personnes meurent en se suicidant chaque année. Le suicide est donc la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans.
  • Selon l’OMS, plus de 300 millions de personnes sont touchées par la dépression dans le monde et l’organisation constate une augmentation de plus de 18 % des cas entre 2005 et 2015 dans tous les pays confondus

Les solutions pour y pallier

La première étape consiste à admettre que l’on à besoin d’aide et prendre conscience de notre état et des répercussions de la maladie.

La deuxième consisterait en le fait d’accepter l’aide qu’on nous offre en demandant de l’aide à qui nous en donnera (sans faire des démarches faussement et accabler la fatalité pour ne rien avoir résolu). Ainsi, il est nécessaire de choisir à qui s’adresser en fonction de notre situation. Il faut penser à son propre confort comme à la capacité de la personne à nous aider que ce soit avec un soutien moral, des prescriptions médicamenteuses ou bien des démarches judiciaires par exemple. Quelles possibilités s’offrent alors à nous?

  • S’entourer et s’occuper l’esprit: notamment en faisant des activités ou des projets qui ne laissent pas de place à l’ennui sans pour autant être submergé
  • Se confier à un proche (parents, amis, cousins, …)
  • Prendre part à un groupe de soutien: se confier en étant entouré de personnes qui partagent également leur ressenti et leurs expériences ainsi que leur processus de guérison. Cela permet de se sentir moins seul et incompris et de se conseiller mutuellement sous un format encadré.
  • Consulter un psychologue/thérapeute: Pouvoir se confier en petit comité et avoir la possibilité d’avoir un diagnostic et un suivi personnel sur une plus longue durée. Pour les étudiants, des psychologues scolaires sont mis à disposition gratuitement dans les établissements (collèges, lycées, universités, CROUS, …)
  • Consulter un psychiatre: leur statut leur permet de vous fournir des prescriptions médicamenteuses (anti-dépresseurs, …)
  • Faire appel à des associations et numéros d’aides psychologiques spécialisés dans la santé mentale
  • Faire des cures de bien-être et/ou de méditation
  • Tenir un journal ou s’écrire des lettres: pouvoir « vider son sac » en toute intimité en se livrant à soi-même et en prenant ce temps comme une méditation et un recul sur sa vie et sa condition
  • Aller en hôpitaux psychiatriques et instituts spécialisés

Ces solutions n’ont aucunement la vocation d’être universelles ou encore exhaustives mais constituent des moyens qui peuvent potentiellement participer au processus de guérison (celui-ci étant différent pour tout un chacun).

Instituts et entités compétentes d’aide

Mais vers qui se tourner concrètement?

  • Croix-Rouge
  • SOS Dépression: ligne ouverte 24h/24 7j/7 (jours fériés compris) à 0,80€/min
  • BAPU (bureau d’aide psychologique universitaire) dont les services sont gratuits
  • Pour les étudiants: le CROUS mettant à votre disposition des assistantes sociales ou bien même des lignes téléphoniques ou le SUMPPS de votre faculté
  • Info-Dépression.fr
  • Centres (Maison de adolescents, BAPU, …)
  • SOS amitié: 09 72 39 40 50
  • Mission locale
  • Non au harcèlement
  • CPM (Centre Médico-Psychologique)
  • Psychiatre de secteur 1 (remboursé à 70% par la sécurité sociale)
  • Permanence d’écoute solidaire (08.05.38.59.97) dont les entretiens téléphoniques sont confidentiels, sans rendez-vous, anonymes et gratuits

Comment aider quelqu’un qui a besoin d’aide

Chaque démarche doit être adaptée à la personne à qui on fait face et chaque accompagnement n’agira pas sur tout un chacun de la même manière. Néanmoins, voici quelques comportements qui peuvent être adoptés:

  • Ne pas remettre en question sa douleur/peine
  • Ne pas l’infantiliser
  • Ne pas romantiser la dépression
  • Être attentif et à l’écoute
  • Faire preuve d’empathie: Laisser du temps à la personne de guérir/d’être triste
  • Essayer au mieux d’être présente pour la personne pour ne pas l’isoler
  • Le rediriger vers les personnes compétentes en lui conseillant
  • Se renseigner sur la dépression pour éviter les maladresse et mieux comprendre son prochain
  • Savoir faire la balance entre laisser de l’espace et être présent

Si vous avez de quelconques références littéraires, n’hésitez pas à mentionner les ouvrages que vous pensez être inspirants en commentaires afin de guider les intéresser.


AND DON’T FORGET TO EMBRACE YOUR PERFECT IMPERFECTIONS !


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